Le ryokan Tawaraya à Kyoto

Pour terminer mon séjour printanier au Japon, j’ai décidé de retourner passer deux jours dans le ryokan TAWARAYA, un endroit exceptionnel où il faut absolument se rendre au moins une fois dans sa vie. Pour ne pas perdre une minute de mon séjour, j’arrive pile à 15h, heure à partir de laquelle les chambres sont accessibles.

Les couloirs sont  toujours aussi sombres et vides. Ils sont éclairés par des lampes basses disposées devant des paravents. Je ne croise aucun hôte.

Lorsque je suis rentrée dans ma chambre, j’ai eu le sentiment que le temps était suspendu. Le jardin japonais semblait figé hors du temps. La mousse vert macha magnifie le jardin.

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Chaque brin  d’herbe semble avoir été taillé à bon escient. Rien ne semble laissé au hasard, même cet oiseau qui vient boire à la fontaine.

Le dépouillement de ma chambre magnifie la tranquillité et conduit à la sérénité. Un rouleau de calligraphie et un minuscule vase avec une fleur de camélia sont disposés dans le tokonoma, petite alcôve.

L’heure du bain japonais arrive vite. Une spacieuse baignoire en cyprès remplie à ras bord m’attend. Des couvercles en bois sont disposés dessus, afin de conserver la chaleur de l’eau. Je me délasse dans l’eau et profite de ce moment privilégié.

Le diner est servi à 18h, dans ma chambre. Il s’agit d’un kaiseki, succession de 6 à 8 petits plats à la décoration exquise.  La disposition des mets est tout aussi importante que le goût des aliments précieux. KAZU, ma fidèle femme de chambre qui me sert mon diner m’explique en détail la composition de chaque plat. Le kaiseki se termine par du riz, au cas où l’hôte aurait encore faim.

Peu après le diner terminé, KAZU prépare mon futon. Demain, la journée me permettra de voir les premiers cerisiers en fleurs, et célébrer le renouveau du printemps.

La pâtisserie des rêves

Il faut vivre ses rêves. Voici une bonne raison de prendre la tangente, de faire un pas de côté, d’entamer une circonflexion rue du Bac. C’était, comme si j’avais devant moi, à hauteur de mes yeux, de mes papilles, suspendue à un un fil tenu par un magicien, l’image les gâteaux de P.Conticini.

Située 93 rue du Bac, entre la rue de Varenne et la rue de Babylone, la pâtisserie des rêves, vous invitera au voyage, vous transportera immédiatement dans votre enfance …

Je me suis pâmée d’admiration, devant les accents circonflexes de la Pâtisserie des rêves. Je suis sage comme une image. Et d’ailleurs, ce qui frappe en franchissant le seuil de la pâtisserie sont les fils qui tombent du ciel pour illuminer la piste aux étoiles, ce pays imaginaire :  les gâteaux, les pâtisseries semblent s’animer et littéralement s’offrir en spectacle, danser !

Patisserie des reves-rue du bac

Pâtisserie des rêves -97 rue du bac 75007

Trois bonnes raisons plus terriennes pour vous y rendre et vous rendre :

1/ Les énormes madeleines fondantes de Philippe Conticini m’ont accompagnée dans ma lecture de la recherche du temps perdu …. INCONTOURNABLES madeleines pour les adorateurs de Proust.

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2/ La tarte au citron meringuée est la meilleure que j’ai pu trouver à Paris ! Un délice, un triptyque puissamment équilibré entre pâte sablée croquante à point, crème au citron équilibrée, riche en parfum, et meringue fondante.

Tarte au citron meringuée - La pâtisserie des rêves

3/ Le grand cru au chocolat noir, tour à tour fond dans la bouche, croustille, … A déguster à température ambiante pour que le chocolat noir développe tout son arôme. Pas facile de réussir un gâteau au chocolat qui égale ceux de la Maison du Chocolat.

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Philippe Conticini, pâtissier fondateur sait nous ensorceler avec les couleurs acidulées de sa boutique et tout particulièrement le rose bonbon très prégnant. Ses emballages, les sacs en papier rose vous plongent immédiatement dans le monde de l’enfance.

Ce voyage, ces rêves favorisent sûrement l’amplification des arômes et des parfums d’enfance et rendent encore meillleures ces pâtisseries oniriques, mais bien terriennes.

La pâtisserie des rêves mérite bien sa place sur les sentiers du plaisir.

Souvenirs de Laqlouq : Le taboulé de Thérèse

Je tournais sur moi-même, comme une enfant. Comment imaginer la vie devant le paysage qui s’offrait à moi ? Des pierres blanchies, chauffées par le soleil ; quelques points de verdures, des ronces, des oliviers, çà et là. Le Mont-Liban érodé par les amplitudes thermiques, la fonte des neiges, le vent glacé ou alors chaud, mais désertique quoi qu’il en soit ! Laqlouq-liban-paysage lunaire-swimminginthespace-août 2012

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A 7 heures du matin, j’accompagne Thérèse au potager, dans ce coin vert, près de la source de vie: une oasis de verdure dans cette aridité. La lumière fait que les couleurs sont sublimées, la relative tiédeur exhale le parfum des herbes aromatiques ! Elle est fière et toute heureuse de me le faire visiter : Avec son accent libanais si spécial, qui roule les r et avale les a, elle me livre le secret de fabrication de son taboulé !

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Nous cueillons une cinquantaine de branches de persil plat. il faut choisir les plus belles branches, car le persil représente les trois quarts des ingrédients. Thérèse se débarrasse sur place des tiges, pour ne garder que les plus belles feuilles. Puis elle cueille la menthe fraîche, une bonne vingtaine de feuilles.

A l’ombre d’un vieux mur en pierres, grimpent les plans de tomates : deux grosses tomates rouge sombre, recouvertes encore d’un voile de rosée, sont déposées dans le panier. Une petite dizaine d’oignons blancs, tout frais, magnifient la recette de Thérèse. Ils représentent sa touche personnelle en quelque sorte.

Thérèse, qui a un visage taillé à la serpe, me regarde d’un air malicieux : au travail maintenant …

Monastère de la Nativité - Laqlouq- swimminginthespace

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Nous revenons à la cuisine, pour couper en fines lamelles et en dés, le fruit de la cueillette. Un peu hors du temps, ce labeur me semble durer une éternité. Quand il s’agit de travailler manuellement, je suis obligée de m’appliquer, d’aller tout doucement tant je suis maladroite. J’envie la dextérité de Thérèse à manier les couteaux affûtés et à faire de tous ces légumes un parterre de dentelles ! Le persil, la menthe, les oignons et tomates, taillés si fins, et avec tant d’amour, sont paradoxalement réduits idéalement pour développer un maximum de saveurs.

Pendant que je m’efforce de découper, Thérèse est partie dans l’arrière cuisine. Elle revient déposer sur la table vert persil, trois gros citrons, et un bol d’eau où une poignée de blé concassé s’attendrit.

Un gros saladier ancien, attend les ingrédients : le blé est déposé au fond, puis les herbes vertes, les oignons qui m’ont fait pleurer et enfin les tomates en dés… Thérèse saisit une cuillère à soupe qui l’aide le plus efficacement possible, c’est incroyable,  à presser les citrons bien juteux coupés en deux. Le jus récolté est harmonieusement versé sur le taboulé. Le saladier est mis au réfrigérateur. A 12h, alors que l’angélus sonne, Thérèse sort le saladier. La table est dressée pour les quatre convives. Un filet d’huile d’olives de la maison est versé juste avant de mélanger le taboulé. Quel délicieux souvenir que le taboulé de Thérèse !

Bleu Piscine : +Pool – New York City

A FLOATING POOL IN THE RIVER FOR EVERYONE

Qui n’a pas rêvé de trouver une piscine en plein air à New York, que ce soit pendant la chaleur accablante, étouffante de l’été ou bien au printemps, en automne, lors des journées ensoleillées et chaudes ?

Déjà, Central Park offre un réservoir d’oxygène, vrai poumon pour les New Yorkais ou touristes ! Quel plaisir d’aller aux pique-nique géants, aux concerts en plein air, l’été, ou bien de se promener, de déambuler le long des réservoirs d’eau au sein de Central Park. Mais ces réservoirs sont interdits à la baignade. Et les piscines dans Manhattan sont rares, surtout à l’extérieur ! Et oui, cette eau brunâtre est réservée à la consommation. Qui n’a pas subi des restrictions d’eau en été à New York ? Les new-yorkais scrutent alors le fameux « niveau » des réservoirs.

Et le réchauffement climatique n’est pas encore grave au point d’immerger New York. Une splendide publicité réalisée il y a deux ans par Ogilvy & Mather pour la Banque HSBC, en Inde nous montre un judicieux photomontage pour sensibiliser la population au réchauffement climatique ! Nager littéralement au dessus de New-York, sous l’eau, complètement inondée, à cause de l’élévation des eaux des océans !

L’effet rendu par les gratte-ciels submergés est saisissant !

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Un projet génial devrait voir le jour : +pool ! C’est le projet fou mais exaltant d’une piscine flottante envisagé pour l’été prochain par  +pool

Le concept de cette piscine flottante et cruciforme est révolutionnaire ! Il permet grâce à des prouesses technologiques, architecturales de collecter l’eau des rivières new yorkaises, de la filtrer pour alimenter les piscines en eau !
Ce qui est innovant est aussi la conception même de l’espace au sein de la piscine. La forme en croix permet de faire en sorte de créer des espaces pour chacun : nageurs invétérés avec des couloirs réservés aux longueurs, une partie pour les enfants, une piscine olympique et un bassin de détente !

« A POOL FOR EVERYONE

We wanted the + Pool to be enjoyed by everyone – at all times – which is why it is designed as four pools in one: Children’s Pool, Sports Pool, Lap Pool and Lounge Pool.

Each pool can be used independently to cater to all types of swimmers, combined to form an Olympic-length lap pool, or opened completely into a 9,000 square foot pool for play. »

Je trouve l’idée vraiment sympathique ! Voilà une bonne idée à dupliquer dans notre ville, à Paris  sur la Seine, afin de désencombrer nos piscines dont les créneaux horaires vraiment libres ne sont que trop rares !
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Et si la piscine cruciforme est installée près de Brooklyn bridge, vous pourrez aller nager après avoir « brunché » au River café !

One Water Street   |   Brooklyn, New York 11201   |   718-522-5200

J’espère que le projet ne sera pas retardé et j’attends avec impatience de pouvoir plonger dans les bassins extérieurs new-yorkais, à l’occasion d’un saut estival de l’autre côté de l’atlantique.

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