Des maux sur un fil

Longtemps j’ai regardé ce séchoir de bonne heure.

Mes voisins (D’ailleurs, je ne sais s’ils sont un, une ou plusieurs) semblent vivre dans l’obscurité, dans le noir profond. Les fenêtres sont dépourvues de volets, de voilages. Les vitres brillent. De cet appartement, je ne vois aucune lumière, aucune vie, si ce n’est un séchoir. Les baleines se plient à peine sous le poids du linge.

En partant le matin, je ne peux m’empêcher de jeter un oeil à cette immense arête de poisson qui me fais penser au meuble de Charlotte Perriand.  Blue jean, sous vêtements, polo, pull, sont posés au cordeau. Ils semblent avoir été tirés dans tous les sens pour éviter à leur propriétaire un laborieux repassage. Pas un pli n’apparaît sur les étoffes qui sèchent. Orange, bleu, vert sont les couleurs du jour.

A 17 heures, je tourne la clé de mon appartement. Le mouvement de gauche à droite se prolonge jusqu’à ma tête. Mon regard franchit la large fenêtre palière puis celle de l’appartement voisin. Chaussettes, lingerie, blue-jean, tee-shirt, cardigan de la marque Aéropostale, sont étirés, aplatis. 18H30, les cloches de l’église Saint-Sulpice sonnent gravement l’angélus. 18H45, l’église Saint-Germain des Prés prend le relai, avec un peu plus de gaité. La nuit tombe. Je sors acheter du pain. A la place des vêtements, reposent des draps blancs, un dessus de lit ivoire en coton damassé. Ils sont tendus au maximum, telle une page blanche, une toile à peindre. Pourtant, l’appartement semble vide.

séchoir rue Malaparte - swimminginthespace

séchoir rue Malaparte – swimminginthespace

Le lavage quotidien et systématique de tout tissu, étoffe, vêtement se situant dans l’appartement me semble relever du trouble comportemental compulsif. Ce rituel, ces gestes répétés qui ne peuvent être réprimés, trahissent de la souffrance. Parvient-il ou elle à atteindre un état de pureté, ou le pays de la perfection, avec tant de savon ?

*****

Je me fais mon cinéma… Mon voisin serait il un tueur en série qui nettoie jour et nuit les vêtements de ses victimes, et les draps qui ont servi à étouffer ? Non, ce n’est pas possible, et les corps alors ? L’appartement est grand, … on pourrait y loger plusieurs congélateurs. Même l’absurde ne pouvait me faire changer d’avis car ce séchoir, une vraie arête appelle le squelette. Quelque chose ne tournait pas rond, si ce n’est le tambour de la machine qui devait tourner, laver, battre, voire même essorer !

Charlotte Perriand - Banquette en forme d'arête

Charlotte Perriand – Banquette en forme d’arête

*****

On sonne à la porte. Oui c’est bien chez moi. Mais il est près de 23h. J’allume, enfile ma robe de chambre, et dévale l’escalier, devancée par mon chat. J’ouvre la porte en laissant la sécurité. Je tombe face à face avec un réparateur de chez Darty !

– Bonsoir, je viens pour la machine.

– Pardon, quelle machine ? J’écarquille les yeux. Il doit y avoir erreur. C’est sûrement pour les voisins d’en face !

– Personne ne répond.

– Ah oui, il n’y a pas de lumière à côté. Il n’y a jamais de lumière d’ailleurs. Je ne peux rien pour vous.

*****

Cette semaine, j’étais partie au bord de la mer, chez ma mère. En arrivant, j’avais tout de suite penser au séchoir, en voyant les fils électriques, et les hirondelles qui se préparaient, vérifiaient leurs ailes pour la grande migration.

Hirondelles sur des fils électriques

Hirondelles sur des fils électriques

Ces hirondelles ressemblaient à des pinces à linge. Il ne manquait que le linge des voisins. Et puis, avec le jardinage, le séchoir s’est fait oublier.  Ma mère m’a donné des plantes à rempoter pour mon balcon germanopratin ou plutôt saint-sulpicien, voire malapartien.

*****

Vendredi, sous le soleil d’automne, je m’appliquais à sauver les arbustes en les transplantant dans des pots généreux. Ma porte était restée ouverte. Mes mains étaient pleines de terre. Ma tête tournait tant je m’activais pour sauver ce chêne, le mimosa et l’oranger du mexique. J’ai alors entendu la porte de mes voisins claquer et une voix m’appeler. Nous nous présentons. J’ai donc un voisin italien, chercheur… il vit seul et n’a donc aucune famille avec qui laver son linge sale …. Je suis restée coite lorsque, regardant mon séchoir plié dans un coin, il m’a demandé où je l’avais acheté.

Charlotte Perriand et le Japon : MAM St Etienne

Découvrant l’exposition Perriand et le japon au MAM de St Etienne, je republie cet article écrit en avril 2011

*****

Charlotte Perriand dont une exposition se tient au Petit Palais à Paris  , est une artiste inclassable, connue pour avoir  travaillé avec Le Corbusier, Pierre Jeanneret. Elle a exercé à la fois le métier d’architecte, de designer, de photographe, de conceptrice de meubles, d’enseignante….

Il ressort de cette exposition que je suis allée voir en avril, qu’elle a été une femme libre, en avance sur son temps.  L’exposition met en exergue le rôle de la photographie dans son oeuvre, ainsi que le concept “d’art brut”, qui lui a permis de s’inspirer de mixer, d’utiliser dans ses créations, les matières naturelles et l’acier : bois, ossements, détritus… Son goût pour l’art brut a donné de merveilleuses créations.

Son processus de création, tout comme ceux des grands artistes (je pense à Calder, Moore, …) rejoint l’amour qu’elle portait pour la nature, les grands espaces. En temps de guerre, tout peut être utile ! Et Charlotte Perriand en aura vécu deux grandes.

Revenant du Japon, je souhaitais mettre davantage l’accent sur ce qui m’a sans doute le plus frappé dans son travail : sa gestion de l’espace, l’épure des lignes, la rigueur, l’importance du vide et du plein, la prégnance de la nature (l’art brut), qui font que son oeuvre, avant même qu’elle ne se rende au Japon en 1940, était en parfaite adéquation avec l’esthétique japonaise.

*****

Charlotte Perriand a longtemps conçu  l’aménagement des demeures que Le Corbusier  construisait : l’intérieur ne devait pas être dissocié de l’extérieur.

Elle partage avec lui la rigueur, le souci du minimalisme, résumés par cette règle d’or : « La fonction crée l’objet ». Cette rigueur, sera encore plus prégnante, après ses voyages et expositions au Japon (1940 et 1955).

Mais son attirance pour le dépouillement remonte à bien plus loin , à son enfance, après un séjour à l’hôpital : « Pour la première fois, instinctivement, je découvrais le vide “tout puissant parce qu’il peut tout contenir”. »

Une rigueur, encore renforcée, par un voyage au Japon, en 1940, où elle est invitée, par le ministère impérial du Commerce.

Elle sera « conseillère de l’art industriel du Bureau du Commerce, auprès du ministère impérial du commerce et de l’industrie ».

Sa mission consiste à orienter l’industrie japonaise vers l’Occident. Elle donnera des conférences et enseignera auprès de jeunes architectes. Durant son séjour, sa vie au Japon, elle sera frappée, marquée, imprégnée de l’art de vivre japonais, la philosophie du vide, la gestion de l’espace ainsi que l’esthétique japonaise que l’on retrouve en abondance dans l’habitat et l’artisanat.

Elle sera initiatrice de deux expositions au Japon : une en 1941 (seule) et une en 1955 (en collaboration avec Fernand Léger et Le Corbusier)


Bibliothèque “Nuage”, Chaises “Ombre”, Chaise longue en Bambou et Banquette “Tokyo” inspirée par une arête de poisson

Ainsi, une version de la célèbre chaise longue à ossature en acier conçue en collaboration avec Le Corbusier et Pierre Jeanneret (1928) est-elle créée artisanalement, en bambou, en 1941.

Les chaises “Ombre” sont réalisées au Japon, éditées par Takashimaya et présentées pour la première fois à l’exposition « Synthèse des arts ».

Confrontation d’une arête sculpturale et de la banquette « Tokyo » de 1954

Table basse en Hinoki (Cyprès) de C.Perriand

 *****

De retour en France, de 1965 à 1969, elle travaille, avec Junzo Sakakura, à l’aménagement de la résidence de l’ambassadeur du Japon, en France, près du la rue du faubourg Saint Honoré.

Je me rappelle, alors que j’étais étudiante (et finalement, cela aura été sans doute l’inception de tous mes voyages au Japon), mes visites régulières à l’ambassade du Japon, avenue Hoche, avec ce hall au design si particulier. A l’époque, je ne pensais pas que charlotte Perriand était un petit peu derrière cela. Mais ce lieu me fascinait par sa sérénité et sa beauté intérieure.

Enfin, en 1993, elle conçoit le pavillon de thé pour l’Unesco. Même si cet ensemble est splendide, cela sera sans doute, ce qui m’aura le moins marqué dans l’oeuvre de C.Perriand.

*****

J’ai été frappée de voir des photos d’elle, toujours, radieuse, souriante, épanouie.
Son visage affichait toujours un merveilleux sourire.
Je souhaitais terminer cet article par une main, une table de Charlotte Perriand qui pour moi, a la forme d’une main. Pourquoi aurais-je vu cette main tendue vers moi ?
Cette main était pour moi, un signe d’un tout petit espoir, un signe de renouveau, qui réussissait à sortir de terre, tel un rhizome, après cette dizaine de jours de silence, cette incapacité à écrire tant ma tristesse est immense, tant l’énergie me manque.
 

Charlotte Perriand : du Japon au Petit Palais

Charlotte Perriand dont une exposition se tient au Petit Palais à Paris  , est une artiste inclassable, connue pour avoir  travaillé avec Le Corbusier, Pierre Jeanneret. Elle a exercé à la fois le métier d’architecte, de designer, de photographe, de conceptrice de meubles, d’enseignante….

Il ressort de cette exposition que je suis allée voir en avril, qu’elle a été une femme libre, en avance sur son temps.  L’exposition met en exergue le rôle de la photographie dans son oeuvre, ainsi que le concept “d’art brut”, qui lui a permis de s’inspirer de mixer, d’utiliser dans ses créations, les matières naturelles et l’acier : bois, ossements, détritus… Son goût pour l’art brut a donné de merveilleuses créations.

Son processus de création, tout comme ceux des grands artistes (je pense à Calder, Moore, …) rejoint l’amour qu’elle portait pour la nature, les grands espaces. En temps de guerre, tout peut être utile ! Et Charlotte Perriand en aura vécu deux grandes.

Revenant du Japon, je souhaitais mettre davantage l’accent sur ce qui m’a sans doute le plus frappé dans son travail : sa gestion de l’espace, l’épure des lignes, la rigueur, l’importance du vide et du plein, la prégnance de la nature (l’art brut), qui font que son oeuvre, avant même qu’elle ne se rende au Japon en 1940, était en parfaite adéquation avec l’esthétique japonaise.

*****

Charlotte Perriand a longtemps conçu  l’aménagement des demeures que Le Corbusier  construisait : l’intérieur ne devait pas être dissocié de l’extérieur.

Elle partage avec lui la rigueur, le souci du minimalisme, résumés par cette règle d’or : « La fonction crée l’objet ». Cette rigueur, sera encore plus prégnante, après ses voyages et expositions au Japon (1940 et 1955).

Mais son attirance pour le dépouillement remonte à bien plus loin , à son enfance, après un séjour à l’hôpital : « Pour la première fois, instinctivement, je découvrais le vide “tout puissant parce qu’il peut tout contenir”. »

Une rigueur, encore renforcée, par un voyage au Japon, en 1940, où elle est invitée, par le ministère impérial du Commerce.

Elle sera « conseillère de l’art industriel du Bureau du Commerce, auprès du ministère impérial du commerce et de l’industrie ».

Sa mission consiste à orienter l’industrie japonaise vers l’Occident. Elle donnera des conférences et enseignera auprès de jeunes architectes. Durant son séjour, sa vie au Japon, elle sera frappée, marquée, imprégnée de l’art de vivre japonais, la philosophie du vide, la gestion de l’espace ainsi que l’esthétique japonaise que l’on retrouve en abondance dans l’habitat et l’artisanat.

Elle sera initiatrice de deux expositions au Japon : une en 1941 (seule) et une en 1955 (en collaboration avec Fernand Léger et Le Corbusier)


Bibliothèque “Nuage”, Chaises “Ombre”, Chaise longue en Bambou et Banquette “Tokyo” inspirée par une arête de poisson

Ainsi, une version de la célèbre chaise longue à ossature en acier conçue en collaboration avec Le Corbusier et Pierre Jeanneret (1928) est-elle créée artisanalement, en bambou, en 1941.

Les chaises “Ombre” sont réalisées au Japon, éditées par Takashimaya et présentées pour la première fois à l’exposition « Synthèse des arts ».

Confrontation d’une arête sculpturale et de la banquette « Tokyo » de 1954

Table basse en Hinoki (Cyprès) de C.Perriand

 *****

De retour en France, de 1965 à 1969, elle travaille, avec Junzo Sakakura, à l’aménagement de la résidence de l’ambassadeur du Japon, en France, près du la rue du faubourg Saint Honoré.

Je me rappelle, alors que j’étais étudiante (et finalement, cela aura été sans doute l’inception de tous mes voyages au Japon), mes visites régulières à l’ambassade du Japon, avenue Hoche, avec ce hall au design si particulier. A l’époque, je ne pensais pas que charlotte Perriand était un petit peu derrière cela. Mais ce lieu me fascinait par sa sérénité et sa beauté intérieure.

Enfin, en 1993, elle conçoit le pavillon de thé pour l’Unesco. Même si cet ensemble est splendide, cela sera sans doute, ce qui m’aura le moins marqué dans l’oeuvre de C.Perriand.

*****

J’ai été frappée de voir des photos d’elle, toujours, radieuse, souriante, épanouie.
Son visage affichait toujours un merveilleux sourire.
Je souhaitais terminer cet article par une main, une table de Charlotte Perriand qui pour moi, a la forme d’une main. Pourquoi aurais-je vu cette main tendue vers moi ?
Cette main était pour moi, un signe d’un tout petit espoir, un signe de renouveau, qui réussissait à sortir de terre, tel un rhizome, après cette dizaine de jours de silence, cette incapacité à écrire tant ma tristesse est immense, tant l’énergie me manque.
Textes protégés par Copyright : 2010-2011 © Swimming in the Space

Design Scandinave – Scandinavian Design

C’est au Japon (lors de mes séjours privés)  et non pas au Danemark, que j’ai découvert le design scandinave ! C’est un peu paradoxal, même fou, mais c’est ainsi.

Les japonais raffolent de ce design sobre, aux traits essentiels, aux lignes épurées. De surcroît le luminaire danois, diffuse une lumière douce, et permet aux japonais de pouvoir préserver leur habitat d’une lumière trop forte et d’y faire l’éloge de l’ombre !

Bibliothèque de l’auberge Tawaraya à Kyoto

Cet espace renferme une densité incroyable de meubles danois : L’immense  fauteuil “teddy bear” à la gauche, les lampes de Henningsen et Poulsen, également des lampes de Jacobsen. Des banquettes de Finn Juhl, des chaises d’Arne Jacobsen, une lampe toute sobre, de Verner Panton.

Ce design des années 40-60 ne s’est pas démodé. Il est connu en France, même s’il n’est pas aussi répandu qu’au Japon. Mais, il est vrai que nous avons nos propres designers, qui ont un talent indéniable, dont Charlotte Perriand, qui a travaillé pendant plus de 6 ans au Japon, Jean Prouvé, Mallet-Stevens, Andrée Putman, JiElDé (jean-Louis Domecq)…. et bien d’autres.

*****

Ces concepteurs danois de l’après-guerre, ont été propulsés par l’essor industriel, l’émergence de la société de consommation, l’élévation du confort de vie, la recherche du bien-être.

Et c’est vrai que tous ces meubles remplissent à merveille des espaces larges ou petits ; ils ne s’imposent pas, apportent une touche de grâce, une présence et confèrent à l’espace une personnalité certaine.

Ces meubles se marient parfaitement à l’intérieur japonais, où le vide, l’épure, l’essentiel sont des valeurs primordiales. La chaleur du teak, ce bois si prisé par les danois, s’intègre parfaitement à l’habitat ancien ou moderne.

Ce design m’a ébahie par son intemporalité et sa discrétion.

J’ai tenté de montrer quelques pièces que j’aime tout particulièrement :

Arne Jacobsen :

Certainement un des designers danois les plus connus … grâce à ses chaises de cuisine, de bureau, alliant acier et placage en teck, fabriqué en collaboration avec Fritz Hansen (chaise Fourmi, …).  Mais il est connu aussi pour ses meubles de bureau, fauteuils, et luminaire.

Je retiens, “l’eggchair” :

Egg Chair

Conçu en 58, ce fauteuil en cuir peut avoir une patine extraordinaire ! bien sûr, il se décline également avec une variété infinie de tissus, dont les fameux Kvadrat.

Je ne peux m’empêcher d’ajouter le set complet à thé, café, chocolat de la ligne Cylinda qu’a dessinée Arne Jacobsen et fabriquée Stelton.

*****

Hans J Wegner :

“La Ronde”, ou connu également sous le simple nom de “the chair” est l’un de ses meubles les plus connus au monde …
En effet, JF Kennedy, qui souffrait terriblement du dos, l’a faite apporter, dans les studios de CBS,  pour son duel télévisé contre Nixon, en 1960.
 Il va sans dire, qu’elle a été un des meubles phare de la décoration de la Maison Blanche.
The Chair
La déclinaison du modèle est immense, mais c’est la version la plus célèbre.
*****
Poul Henningsen, en liaison avec le fabricant Louis Poulsen :
The artichoke
Cette lampe “Artichoke” de Poul Henningsen est immense, et ne peut être placée que dans un espace où les plafonds sont hauts (cinq à six mètres). L’effet produit par son déploiement est tout simplement splendide !
Finn Juhl : 

Cette paire de fauteuils est à mes yeux, le plus beau meuble de F.Juhl, et représente toute l’élégance et le confort de son design. Elle le place au summum de son art !
Finn Juhl, modèle NV45
*****

Nanna Ditzel, une designer danoise

Un peu moins connue que ses collègues, Nanna Ditzel a eu le mérite de savoir s’imposer, et être reconnue, dans ce milieu.

Je suis tombée amoureuse de son bureau en teak (mais qui existe avec d’autres essences de bois, palissandre …). La version la plus grande à quatre tiroirs se détache des différents bureaux scandinaves que j’ai pu voir au Japon, au Danemark. Que j’aimerais remplir mes pages d’écriture sur ce bureau !

Nanna Ditzel. Teak desk. Cassette-shaped tabletop with four drawers in the apron. Round, cone-shaped legs. Designed in 1958.

Produced by Søren Willadsen, Vejen, Denmark. H. 72 W. 175 D. 75 cm

Textes protégés par Copyright : 2010-2011 © Swimming in the Space