silence japonais

Mon fil s’est délité alors que je suis alitée. Je n’ai plus de force, je suis désespérée à me cogner la tête contre les murs. Je n’écris plus, je ne crie plus. Je suis bâillonnée, mes mains sont attachées. Mais le pire est le manque d’espoir qui scie inlassablement mon fil d’écriture. Je vomis du silence depuis quasiment un an. Je n’arrive pas à remonter la pente. La force m’a quittée. Le désespoir et l’angoisse sont prégnants. Je ne vois pas d’éclaircie. Mon ciel est plombé.

Je n’arrive pas à prendre plaisir à quoi que ce soit. Mon séjour à Kyoto à Noël m’a à peine fait plaisir. J’ai été heureuse de revoir ma femme de chambre, certes. C’est une victoire. Mais l’énergie m’a manqué pour profiter pleinement de mon voyage. Le Japon m’est familier et cela m’a évité d’aller vers de nouveaux paysages, chose dont je n’étais pas capable. J’ai passé ces deux semaines à revoir les endroits familiers délaissés en 2008.

Ecrire ces deux paragraphes minuscules m’a épuisée  et est allé au dessus de mes forces. Quand vais je revoir le soleil ? Vais je le revoir un jour ?

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