Cela m’est =

Egal, oui le signe =

Le signe est formé de deux signes unitaires : deux traits droits, plats, parallèles. Ils ne se croiseront jamais, et vivent ainsi dans cette indifférence de l’égal.

Cela lui est égal puisque tout est plat, sans relief, sans douleur, sans joie, sans saveur.  Deux traits noirs sur un fond blanc.

Ce serait  comme au sein d’un vieux couple où chacun se serait résigné à supporter l’autre. Donc un compromis : il la supporte tel qu’elle est ; elle le supporte par sa présence. Chacun tire un trait sur sa vie et tombe sur l’égal.

Rien ne semble faire mal, tout semble en équilibre avec ces deux traits parallèles. Le signe + me suggère l’addition, l’amas,  l’intensité. Le trait vertical semble mis là pour pénétrer, tuer, faire du mal. Une souffrance sur ce chemin de croix.

Egal, = , ce petit signe, ce presque rien, qui en dit long sur le vide de la vie.