Bicyclette danoise : Pedersen

Concorde – Rue Malaparte en Pedersen

Il fallait bien que je célèbre en ce 2 février l’anniversaire de ma grand-mère. Elle aurait eu 109 ans. Pour penser à elle, j’ai traversé Paris et « déménager » la bicyclette qu’elle a eue pour ses 20 ans.

Pedersen Bicycle on the Concorde Bridge

La mienne, enfin la sienne, celle qu’elle m’a offerte est aussi gracile, aérienne, minimaliste, épurée, presque « caldérienne » que celle photographiée en plein été sur le pont de la Concorde. Est-ce une bicyclette ou une sculpture, une oeuvre d’art aux lignes intemporelles ?

J’ai filé sur les pavés, les nids de poule de la place de la Concorde. Les conducteurs de voitures s’inclinaient devant la majestueuse Pedersen. Heureusement car elle est totalement dépourvue de freins. J’avais le champ libre.

Pedersen

Pedersen restaurée

La suspension idéale, la souplesse de la machine m’ont donné de la fougue, de l’entrain. J’ai vite atteint le boulevard Saint Germain : une voie royale. La Perdersen a été la vedette du trajet. Enfants, touristes, automobilistes, badauds se retournaient sur son passage étonnés devant une telle antiquité et tant d’élégance. La Pedersen était applaudie !

Le design scandinave de la Pedersen offre un confort étonnant. Je suis presque debout,  ne ressens aucune tension dans les bras. Les courbes du guidon sont féminines. Le design confère au cycliste une élégance sans égale !

En posant la Pedersen dans la cour de mon immeuble, rue malaparte, j’ai littéralement atterri. Mais je n’ai eu qu’à rejoindre l’escalier, monter lentement cet escalier, pour atteindre la terrasse du désir.