Vide

La pesanteur, l’angoisse et la noirceur ont à nouveau envahi mon monde.

Je ne suis plus, n’existe plus. Je ne vois plus ma personne dans les miroirs. L’inconsistance, la souffrance, le vertige font partie de mon quotidien. Tout me blesse, arrache mon épiderme. A fleur de peau, à fleur d’âme, je transparais. Je m’épuise à me faire mal. J’habite dans les profondeurs de l’océan ou aux confins de l’univers, là où la chaleur, la joie n’existent pas, ne font partie d’aucun vocabulaire.

Perdue, je suis perdue. J’ai perdu mes mots, mais gagné en maux. La colère ne se déclenche pas. Elle reste au plus profond de moi. Le vertige me saisit, les forces me quittent. Je n’ai envie de rien. Le désir, le rêve ont disparu.

Il ne me reste que la mort.