Noël 2011


De ce Noël 2011, je garde en mémoire, le visage lumineux, radieux de ma nièce de six ans,  qui croit encore dur comme fer au père Noël. Je la vois m’accueillir et s’émerveiller devant le cadeau dont l’emballage ne tiendra pas longtemps une fois qu’elle a lu son prénom sur le carton. Elle compte soigneusement tous ses cadeaux, quinze ! Evidemment elle est très fière d’avoir été la plus gâtée de la maisonnée et compte bien sur sa mère pour monter sa maison Playmobile.

Et puis, elle distribuait les cadeaux, aidait son frère à ouvrir, à déballer les siens avec presqu’autant de bonheur que s’il s’agissait des siens à elle. Le brillant, les couleurs  flamboyantes, le froissement des papiers doivent provoquer cet élan de folie, cette tornade blanche qui fait qu’aucun enfant ne résiste longtemps devant un paquet cadeau !

J’étais très fière de découvrir son penchant pour la géographie. Le nombre de pays qu’elle est capable de localiser sur cette mappemonde dépliée est impressionnant !

Je voyage à Cuba et en Amérique centrale, grâce au déjeuner fait de Manioc et de riz aux haricots rouges.

Je garde avec moi contre mon coeur, le mot que m’a donné ma mère, où elle me souhaite sincèrement, comme chaque année, d’être heureuse.

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Dans le bus, place de la Concorde : une mère de famille s’exclame : Tiens une DS ! Elle est splendide. Les deux garçons suivent des yeux cette voiture ancienne pour eux.

Je regarde le véhicule bleu ciel dépasser notre bus, se faufiler pour prendre l’avenue Gabriel.

Je regrette l’absence de froid.

Depuis mon appartement, une nouvelle fois, le ciel flamboie, donne l’impression d’un incendie immense, et la tour Eiffel est là plantée au milieu comme une lance pour éteindre ce feu.

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Où trouver une passerelle pour quitter 2011 et atteindre 2012 ? En prenant une de celles qui relient les deux rives de la Seine ? Pourquoi pas ?

 

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