24 minutes par jour

Je ne regarde plus l’obélisque de la Place de la Concorde. Je ne capture plus le matin, cet instant magique où  la couleur or de la pyramide existe à nouveau grâce à ce premier rayon du soleil qui vient la frapper.

Je ne regarde plus les vitrines décorées de la rue Boissy d’Anglas, de la rue Royale, marquant le temps des fêtes de fin d’année, me rappelant que c’est bientôt Noël.

En changeant d’itinéraire, j’ai réussi à gagner presque 25 minutes dans les transports en commun. Il faut mener une vie de fou pour que 24 minutes, soit moins de 2% du temps de la journée, représente un gain de temps précieux.

Mais cela fait tout de même 8 heures par mois, que je peux consacrer à l’écriture, ou à des occupations plus futiles.

8 heures par mois est un luxe.

C’est la course contre le temps, le temps de la jeunesse, le temps à venir, le temps qu’il me reste à vivre. 

Le sable envahit mon paysage.

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