Macarons : de Ladurée à Pierre Hermé

Le macaron raté de Ladurée : 

J’ai effectué une promenade dominicale dans l’après midi, pour l’heure du thé. Après avoir traversé le village royal, je suis rentrée chez Ladurée pour manger un macaron. C’était la première fois que je m’y rendais.

Alors que j’étais installée seule à une table avec mon carnet d’écritures, un macaron à la fleur d’oranger et un darjeeling sans saveur, un étranger est venu envahir ma table, prétextant un manque de place. La saveur de la fleur d’oranger a viré au goût amer. La vue de ce touriste fut la goutte d’eau qui fit déborder le vase.

Je me suis sentie prisonnière de ce lieu défait, surfait, surpeuplé. J’ai planté tout le monde.

Je suis partie pour WH Smith en m’arrêtant chez Pierre Hermé – le patissier aux macarons si célèbres au Japon- rue Cambon. La vendeuse me demande si c’est pour offrir : je réponds spontanément : Non ! c’est pour manger ! Le client à côté de moi éclate de rire.

Il fallait bien que je me refasse une santé après ce macaron raté de chez Ladurée. Les parfums aux agrumes mélangés m’ont ravie, tout comme celui à l’olive. Je n’ai pas eu le temps de rentrer chez moi les déguster avec un thé. Je les avais déjà tous engloutis.

Certes, les parfums étaient improbables, surprenants. Mais rien, rien ne remplacerait les macarons au citron de chez Lombardie, dans cette petite station balnéaire surannée et perdue du Cotentin.

Textes protégés par Copyright : 2010-2011 © Swimming in the Space