Phares : Tour Eiffel

Alors que je passais à mon nouvel appartement samedi, j’ai pu apercevoir ce spectacle magique de la Tour Eiffel à 20H. Elle scintillait de mille feux.

Toute la nuit durant, comme un phare, un faisceau lumineux balaie le ciel de manière infinie. Il vient vers moi, en grossissant, puis s’amoindrit, s’amenuise pour devenir une fine ligne, qui disparaît quelques instants pour réapparaître de l’autre côté.

Cette révolution m’a bouleversée, tout comme la transformation de ce faisceau de lumière en une ligne si belle, si fine, si ténue, si fragile.

Tout cela n’était il que le reflet de notre vie si éphémère ?

Dans cette nouvelle tranche de vie que je vais démarrer, une certaine continuité sera assurée puisque je pourrai scruter l’horizon, et sa ligne si ténue qui relie le monde terrestre au monde aérien, à la voûte céleste. Je pourrai me perdre entre ces deux mondes, exactement comme j’ai pu le faire sur la terrasse de l’infini.

De surcroît, depuis ce nouvel appartement, cette cachette,  j’aurai une vue sur le sommet de la nef du grand palais, avec le drapeau français, ce triptyque si beau, si simple, magnifié par une lumière blanche, idéale.

Je suis sûre que la vie sera plus belle devant ce tableau qui m’étonnera, et me ravira chaque jour. Je me rapprocherai incontestablement du ciel et de son paradis !

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