Imaginaire

Ré-écrire des livres (Le Quixote de Pierre Ménard – essai de Borges-), re-conquérir une femme (Vertigo), re-partir à la conquête de l’ouest, de la Californie depuis l’Ouest, le Japon et non plus l’Est, re-dessiner un homme qui marche à l’envers (Reinhoud)…, donc penser avec une autre perspective, à l’envers, différemment….

Ces pages mises bout à bout, au bout du monde, ou visuellement parallélisées, aboutissent au livre, à un livre, à une histoire.

Le virtuel, espace sans mode d’emploi, offre la capacité à chacun, par son implication, son exploration, d’être dans un monde en expansion, re-doubler d’idées, déplier la carte, détacher le regard, démultiplier le monde de l’imaginaire.

L’écrivain, le lecteur, le spectateur et l’acteur n’auront de cesse pourtant d’essayer de transformer la vie grâce à l’imaginaire et de transposer tout cet imaginaire dans la vraie vie.

A défaut d’y parvenir, cela permet de combler un désir, créer une respiration, pour regarder le monde, la vie, notre force et notre fragilité, depuis l’extérieur, avec lucidité et relativité.

Cela rend supportable cette répétition qui ne s’arrêtera qu’avec notre disparition ; cela nous donne la capacité à la dépasser pour aller de l’avant et penser autrement, à après, tourner la page d’un livre et se renouveler.

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