La vie, mode d’emploi

Cet immeuble porte merveilleusement bien son nom, puisqu’il porte le nom de l’auteur de ce livre !

En regardant cette photo, j’ai eu l’impression de relire le livre, de partager les détails de chaque instant, de m’introduire dans la vie des habitants de cet immeuble, avec leurs bonheurs, leurs drames, les matins difficiles… les soirées tristes ou heureuses, d’atterrir dans le monde du quotidien, de la normalité, d’être un « homme sans qualité ».

Je voyais aussi dans cette construction, que j’aplatissais, que je renversais, un jeu d’échecs, de bataille navale, une table, un plateau, un rectangle fait de carrés, eux mêmes faits de rectangles. Je repensais à la peinture géométrique de Josef Albers.

J’en aimais les stries régulières que dessinaient les vitres, semblant ponctuer l’espace et donc le temps.

… il n’y avait que 6 colonnes de A à F et 9 lignes …

Je me suis imaginée l’y habitant : Quel appartement aurait pu être le mien ?

J’élimine les fenêtres encombrées de rideau, de voilages, j’ai besoin de voir le ciel …

Mon habitat est dépouillé, quasiment vide … reflétant ma vie au Japon, dans cet habitat japonais où seul, le minimum, l’essentiel existe, tant l’espace est limité et tant les lignes sont essentielles, épurées.

Tout simplement car il fallait que ma solitude se contredise, je ne pouvais habiter que le F5, celui qui est justement, inhabité, vide, au bord du vide, et, en même temps, en plein milieu.

Et vous, reconnaîtriez vous le vôtre ?

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Une réflexion au sujet de « La vie, mode d’emploi »

  1. 4ème ligne, 4ème colonne… Des rideaux pour m’isoler du reste du monde quand le besoin s’en fait sentir, pas de superflu en apparence.
    C’est l’avant dernier de la première colonne sur lequel je m’interroge… Est-ce un buste? Ou bien une image? A qui appartient-il? Je repense au poème de Baudelaire « les fenêtres »…

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