Homage to the Square – Josef Albers

J’ai découvert  J.Albers chez un collectionneur parisien. Il s’agissait d’une estampe représentant quatre carrés imbriqués les uns dans les autres, donnant une impression d’éloignement vers l’infini ou alors, de carrés qui se déplient vers celui qui les regardent.

Dans cette estampe,  les carrés se déclinaient avec des nuances de couleurs oranges. J’ai tout de suite été enchantée par l’abstraction, le caractère  géométrique,  la délicate variation de couleurs.

En fait, j’avais du croiser  l’oeuvre de J.Albers, sans la remarquer,  à DESSAU puisque le peintre et son épouse Anni, vont vivre au « Bauhaus », cette ruche d’artistes. Ils vont y côtoyer :  Klee, Kandinsky et bien d’autres.

J’étais étonnée, car plus jeune, la couleur ne m’attirait pas du tout dans un tableau. L’estampe de J.Albers qu’il m’avait montrée se situait près d’une petite statue  d’un artiste sénégalais, avec cette couleur ocre, brique, orange de la terre africaine comme je me l’imagine.

Etait-ce l’association des deux qui m’avait fait rêver ?

J’étais d’habitude davantage attirée par le concentré de matière, la pureté des traits, l’abstraction que par la couleur, ses nuances.

Ce collectionneur  m’avait fourni le lien vers la fondation de l’artiste qui se situe dans le Connecticut : La fondation Josef et Anni Albers

J’ai alors été séduite par le caractère obsessionnel de la recherche du peintre. La délicate variation des couleurs, le jeu avec les couleurs  font que ces carrés, ces « squares » se reproduisent à l’infini.

Des variations existent aussi avec des rectangles, qui ressemblent à des édifices.

La fondation contient une palette importante des oeuvres de J.Albers : gallerie

Vous  y retrouverez, de l’abstraction, de la géométrie, des variations de couleurs, une oeuvre rigoureuse, qui, remise en perspective est solide, fait sens, donne une oeuvre pensée.

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